Site du doyenné Val-de-Bièvre

L'Église catholique

L'Église catholique

en Val-de-Bièvre vous accueille...

en Val-de-Bièvre vous accueille...


Vous êtes ici > Accueil > Découvrir le doyenné > Les paroisses du doyenné > Paroisse Notre-Dame de la Merci > Histoire de la paroisse de Fresnes > Le vieux Fresnes : visite guidée de l’Eglise Saint Eloi.

Le vieux Fresnes : visite guidée de l’Eglise Saint Eloi.

Le vieux Fresnes : visite guidée de l’Eglise Saint Eloi.

Le vieux Fresnes : visite guidée de l’Eglise Saint Eloi.
D’après un article de JM Sattonnay : cet article est visible à l’adresse :

https://jmsattohurepoix.blogspot.com/2017/11/le-vieux-fresnes-visite-guidee-de.h

Dédiée à St Éloi, le fameux ministre de Dagobert, elle aurait été construite au XIIe siècle, puis aurait été en grande partie rebâtie au XVIe. Elle a été restaurée au XIXe et rénovée intérieurement en 1953. Elle aurait été précédée d’un oratoire au IXe- XIIe siècles.

Les arcs de sa façade ont été ornés en 2003 de sculptures et éléments décoratifs réalisés par le sculpteur Stéphane Daireaux. Au fronton est figuré Saint Éloi.

Ici est figuré l’arbre du lien," illustrant l’envie d’unification et d’harmonisation d’une société naissante."
Avec l’aide de Corinne Lelong, il décore la sculpture ou ce qui l’encadre avec de la mosaïque, du grès cérame, de la pierre, de la feuille de cuivre , du laiton doré...

A droite, l’arbre de la parole, "désignant des méandres de pierre entre bouches et oreilles."
Au moment de l’exécution, une large baie a été découverte et dégagée.

Vue arrière : elle est à chevet plat, percé d’un triplet, et de deux oculus.

Le tympan arrière est également consacré à Saint Éloi.

Sur une tourelle qui flanque le clocher, côté sud, on trouve une inscription (incomplète) datée de 1538 qui semble prouver qu’il y a bien eu une reconstruction de l’église au XVIe siècle.

Voici ce qu’elle dit :

ONT FAIT ASSEOIR LA
PREMIERE PIERRE LE XIVe
JOUR DE MAI 1538.

Cette pierre gravée a été classée aux Monuments historiques en 1973.

Elle comporte une nef centrale flanquée de deux nefs latérales, sans transept.

Le chœur est la partie la plus ancienne de l’église, donc sans doute au moins du XIIIe. Le reste a été reconstruit par la suite .


Il est de style ogival.
Les trois vitraux représentent de gauche à droite : St Vincent de Paul, St Éloi, St Louis.

On distingue au premier plan une croix, qui a été fabriquée par d’anciens prisonniers en 1954, sous la houlette de l’abbé Jean Popot, ancien aumônier de la prison. Le chœur été restauré également en 1954

L’entrée du chœur est encadrée de colonnes aux chapiteaux d’aspect assez hétéroclite

Celui de gauche semble être orné de figures humaines ou animales, et ferait penser à un chapiteau roman plus ancien. Celui de droite serait plutôt de style corinthien (à feuilles d’acanthe) et donc peut-être d’époque Renaissance (du XVIe) ?

Ici, il reste des traces de la peinture noire qui était appliquée sur les parois en signe de deuil , certainement lors du décès de personnages importants.

Côté ouest, un magnifique orgue espagnol de 1768, acquis en 2011, a été installé en 2014 et inauguré en 2015. Il avait été réalisé par Joseph et Jaime de Fuentes pour le couvent de Buenafuente del Sistal (région de Valence). Il a été acquis et remis en état par une association, L’art de la fugue. Une souscription auprès des fidèles et des entreprises avait été ouverte pour son financement : il s’agissait de parrainer un tuyau d’orgue !

Soigneusement protégée des vols, la statue en bois doré de Saint Éloi est visible dans le bas côté droit. Elle date du XVIIIe siècle.

La statue en pierre de la vierge à l’Enfant (dans l’oratoire situé à droite du chœur) daterait du XVIe siècle. Cachée dans le mur d’une maison pendant la Révolution, elle y avait été oubliée. Elle fut retrouvée en 1869 à l’occasion de travaux. Elle y sera d’abord exposée dans une niche. L’abbé Gros la replacera dans l’église en 1926. Il est possible que l’enfant Jésus, de facture plus grossière, ait été refait postérieurement.

Dans le bas côté droit, on découvre la dalle funéraire gravée de Philippe de Cannaye, seigneur de Fresnes, conseiller d’Henri IV. Il fut inhumé dans le chœur de l’église en 1610. Ses armoiries sont aujourd’hui indéchiffrables

A gauche de l’entrée de l’église, dans le bas côté, est exposé ce sarcophage mérovingien en calcaire fin de l’Avallonnais, trouvé dans le cimetière primitif de la commune (marqué aujourd’hui par une simple croix au sommet d’un tertre). Il daterait de fin VIe début VIIe siècle.

Les stries du coffrage sont un élément caractéristique de l’époque. Plusieurs squelettes y étaient superposés lors de sa découverte.


Cette Assomption de la Vierge (bas côté sud, à gauche de l’entrée), est-ce une copie du XIXe s d’un Murillo du XVIIe comme on le pensait jusqu’ici ? Ou une œoeuvre d’Etienne Jeaurat (1699-1789) , venue de l’église Saint Séverin ?

Sur les parois de l’église s’égrène un chemin de croix réalisé par Jean-Marie Creuzeau (qui a fondé l’École d’Art de Fresnes)

Une curiosité : l’ancien confessionnal. Le prêtre s’y enfermait pour écouter ses ouailles, qui , elles , restaient à l’extérieur.


De Saint-Eloi à Notre-Dame-de-la-Merci, du Moyen-Age au 20e siècle

Située à deux pas de la première, elle a été construite de 1958 à 1960 dans un style moderne. La raison : l’église Saint-Eloi était devenue trop petite en raison de l’augmentation phénoménale de la population dans ces années -là !

Saint Éloi restera désormais l’église "de la prière solitaire et des cérémonies familiales", indique le bulletin paroissial de l’époque.